LA PROPHÉTIE

 

Quand l’horizon s’assombrira, effacé par les nuages de tes pensées obscures.
Et que l’ennui alourdira le temps, égorgeant le sablier de ta vie, au point que les heures deviendront torture.

Quand les images d’un monde qui t’échappe hypnotiseront les foules, les rendant viles et serviles
Et que la bêtise des autres te fera douter en l’avenir au point que le bien de l’humanité en devienne futile.

Quand on musellera ton libre arbitre, bâillonnera jusque ton ombre pour effacer les murmures des contestations, 
Que les statues de pierres s’inclineront à jamais, et que l’on voilera tes opinions.

Quand le pouvoir d’une poignée décidera de l’avenir du monde, et qu’à leurs yeux le profit vaudra bien mieux que tes frayeurs pudibondes, 
Que l’eau deviendra l’élixir que seuls les puissants pourront s’offrir.

Alors, il faudra songer à trouver une échappatoire, une issue de secours, une porte dérobée, qui mènera vers l’espoir. 
Inventer un renouveau, une lumière qui effacerait le noir. 
Dans la détresse, on chercherait un chemin salutaire, une route qui nous sortirait de ce mal tentaculaire.

Et après des mois, des années, des décennies,
On découvrirait que le remède se trouvait dans les écrits.

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